L’Oise au Congrès de la FNSEA

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Les congressisites lors de la minute de silence pour les victimes des attentats de Trèbes.

Guillaume Congres 2018Guillaume Chartier, vous êtes à Tours pour 3 jours de Congrès FNSEA avec une délégation de l’Oise. Quels sont les sujets syndicaux chauds du moment et qu’attendez-vous de ce congrès?
Les sujets sont nombreux. Chacun sait bien quelles sont les difficultés de l’agriculture et des agriculteurs. Aucun n’est épargné. Toutes les productions, toutes les régions sont concernées. L’objectif n’est pas de s’en tenir à ce constat ou de s’apitoyer sur notre sort mais, au contraire, d’aller de l’avant. J’attends de ce congrès qu’il ne soit pas un congrès de complaintes, mais un congrès de solutions. La France bouge ! Alors bougeons ! C’est le thème fil conducteur de ce congrès et je le partage.
Sur tous les sujets syndicaux du moment, les États généraux, les réglementations qui s’accumulent, les contraintes qui pèsent trop sur nos exploitations, la gestion de la Pac par l’État français avec trop d’absurdités entre retards de paiements et gestion réglementaire trop complexe, réforme de la fiscalité... oui sur tous ces sujets nous bougeons, et nous attendons des solutions.

Quel est le message que vous comptez y porter auprès de l’ensemble des délégués de la FNSEA?
Nous participons au congrès pour porter la voix des agriculteurs de notre département. Nous devons bien faire comprendre que dans notre département, dans notre région, les difficultés sont nombreuses. Nous ne sommes pas, nous ne sommes plus des nantis dans l’agriculture française. Nous avons des atouts, des forces et nous avons connu un système favorable mais aujourd’hui, nos systèmes aussi font face à des difficultés profondes qui imposent des réponses et des adaptations.
Spécifiquement, nous portons auprès de la FNSEA notre problématique du non retournement des prairies en Hauts-de-France, mais également partagée avec nos voisins normands.
Nous proposons que le dossier puisse faire l’objet d’un ratio national et non régional afin d’engager une solidarité entre régions. Cela n’est pas une évidence pour tous. Il faut défendre ce dossier et ne rien lâcher.
Nous avons également rappelé le niveau important de baisse des aides que nous avons subie dans un contexte, en plus des baisses des prix de nos productions.
Dans ce contexte, la compétitivité de nos exploitations est mise à mal. Il ne faut donc plus voir de transfert entre le 1er pilier de la Pac et le 2e pilier auquel nous n’accédons pratiquement pas dans l’Oise.

Cet entretien se déroulant alors que le congrès, qui se déroule sur 3 jours, a déjà débuté, quel message souhaitez-vous en transmettre auprès des agriculteurs de l’Oise ? Quelle est l’ambiance au congrès?
L’ambiance est studieuse et sérieuse, concentrée et mobilisée. Les expressions sont nombreuses et les partages riches.
Participer à un congrès de la FNSEA, cela nous donne aussi une énergie supplémentaire car tous, agriculteurs de partout en France, nous partageons une chose, l’amour de notre métier et le notre engagement pour le collectif.
Il est trop tôt, alors que je réponds à ces questions ce mercredi, de tirer une conclusion sur ce congrès. Nous la tirerons jeudi à la clôture. Stéphane Travers doit intervenir et nous attendons aussi de sa part qu’il donne des réponses à nos questions.
Propos reccueillis par Laurent Mingam

Les participants de l'Oise: ce qu'ils retiennent du congrès

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