Egalim : "Nous avons fait le pari de croire que cela peut marcher pour apporter des solutions"

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Interview de Guillaume Chartier, président de la FDSEA de l'Oise.

Guillaume Chartier Octobre 2017Quelle interprétation faites-vous des premières discussions sur le projet de loi EGA à l’Assemblée Nationale?
J’ai bien peur qu’il y ait une véritable déconnexion entre les parlementaires et les réalités agricoles et de terrain. Les EGA ont suscité un certain espoir de voir les relations commerciales rééquilibrées. Le Président de la République a insisté sur le partage des marges et la limitation des contraintes et la surtransposition réglementaires.
Les agriculteurs dans notre département ont connu des difficultés importantes. Nous attendons des EGA qu’ils donnent un nouveau souffle pour récupérer de la marge et pouvoir agir avec moins de contraintes, mais aussi qu’ils nous donnent des possibilités pour nous organiser et peser plus efficacement au sein des filières.
Et là, si les premières réponses qui sont données vont seulement dans le sens de contraintes supplémentaires et de charges nouvelles, alors, c’est inacceptable.

Quelles suites comptez-vous y donner pour défendre les ambitions portées dans le cadre des ateliers des EGA?
Nous sommes mobilisés, JA et FDSEA, sur ces EGA depuis le début. Nous avons fait le pari de croire que cela pouvait marcher, devait marcher, pour apporter des solutions aux agriculteurs.
Bien sûr, les EGA ne répondent pas à toutes les difficultés et, en fonction des débouchés et des filières, la question de la construction des prix ne se règle pas de la même manière. Et tout ne dépend pas non plus de l’État, mais aussi de notre propre capacité à nous adapter individuellement et à nous organiser collectivement, ce qui est un élément absolument fondamental et incontournable. Mais, s’il s’agit de nous ajouter encore des charges et des contraintes, cela ne passe pas. Nous avons décidé d’alerter l’ensemble de nos députés sur le texte et de leur rappeler nos attentes avec des demandes précises sur des points précis avec des amendements correspondants.
Nous avons également décidé de les rencontrer, à l’Assemblée Nationale, avec la FRSEA Hauts-de-France, parce que, malheureusement, certains ont des difficultés à être présents sur le terrain. Et nous les invitons, en mai, pour des rencontres sur des exploitations agricoles, pour un Vis ma vie d’agriculteur.

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