Ce qu'ils retiennent du congrès FNSEA 2018

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La délégation de l’Oise au congrès de la FNSEA est composée de 6 délégués : Guillaume Chartier, Luc Smessaert (vice-président de la FNSEA), Bernadette Bréhon, Thierry Bourbier, Régis Desrumaux et Didier Verbeke (président de la Fédération nationala Accompagnement et Stratégie) accompagnés de Luc Roland (président de la SNFM), Hervé Davesne (représentant JA), Jean-Luc Poulain (président du Cénéca) et Rémi Haquin.

Vous participez au congrès. À ce stade, quel message en retenez-vous?

Regis Congres 2018Régis Desrumaux : Sur tous les sujets que l’on entend un message : il ne faut rien lâcher ; il faut être vigilant, la FNSEA est vigilante et nous de même, nous le sommes et chaque agriculteur doit l’être. La FNSEA est à l’écoute de chacun, chaque production, chaque région et tous les problèmes que nous rencontrons sont abordés : les problèmes d’inondations, de loup, de prix, de Pac. En ce qui nous concerne, nous avons porté et répété nos demandes sur le ratio prairies, en demandant que le sujet puisse être étudié. Il ne faut rien lâcher car sur tous les sujets, ça bouge. Ça bouge, alors bougeons et ne lâchons rien.
Je relève aussi que ce que nous disons dans nos AG départementales est entendu par nos responsables nationaux. Nos remontées lors de la Journée de l’Adhérent dans l’Oise avec Christiane Lambert sur les dégâts de sangliers ont été pris en compte et relayé dans le rapport d’activité donné par Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA. C’est une préoccupation partagée avec une vraie volonté de faire bouger les lignes et trouver des solutions pour réduire les dégâts.

Thierry Bourbier Congres 2018Thierry Bourbier : Les 2 premières demi-journées du congrès sont consacrées à un huis-clos. Il ressort du tour d’expression de toutes les régions et des prises de paroles des départements que tout le monde se plaint de la baisse des aides Pac.
D’un côté, les uns expriment la baisse des aides directes avec la convergence et le transfert des aides du 1er pilier vers le 2e pilier. Nous le subissons de plein fouet dans notre département.
Et ailleurs, on se plaint de la baisse des aides sur les zones défavorisées et on a vu les manifestations nombreuses que cela a généré dans de nombreux départements. Alors une question se pose : mais où passe cet argent ? Qui donc en profite ? L’État est-il vraiment transparent et sincère dans ses comptes ? Et une idée revient aussi, exprimée par plusieurs délégations : d’une part garantir en France un versement minimum à l’hectare équivalent au DPB moyen européen, à savoir 250 €/ha, et nous n’y sommes pas aujourd’hui bien souvent. Et, d’autre part, un plafonnement des aides totales perçues à l’hectare, cumul 1er et 2e pilier.

Bernadette Congres 2018Bernadette Brehon : Je relève quatre sujets au cours de ce huis-clos qui est un temps fort d’un congrès. D’abord, le sujet des nuisibles. C’est un sujet qui prend de plus en plus de place. Qui concerne de plus en plus de départements. C’est une vraie nuisance pour notre métier.
Ensuite, la Pac. Avec le constat que ça tire dans tous les sens et que l’on manque vraiment de lisibilité aujourd’hui sur la gestion de cette politique par la France.
Troisièmement, je note que nous sommes dans un réseau en mouvement, qui bouge et s’adapte aux enjeux en s’organisant tant pour répondre aux besoins de nos adhérents, par exemple sur des services via Internet avec Systera et la Paie en ligne, mais aussi au niveau régional en renforçant les liens entre les FRSEA et les filières dans les territoires.
Ces deux aspects sont importants, je pense, pour notre avenir collectif et pour l’accompagnement des adhérents. Quatrième point que je souhaite relever, c’est la question des anciens agriculteurs et l’abandon de ses promesses par le gouvernement sur la revalorisation des retraites agricoles. Le pouvoir d’achat des anciens baisse et c’est scandaleux. Oui, la FNSEA défend les actifs, mais aussi les retraités.

Didier Verbeke Congres 2018Didier Verbeke : PAC, normes, questions économiques sont des sujets traités par de nombreuses délégations. Parfois avec redondance, mais c’est comme cela aussi que les messages passent. Le congrès, sur tous ces sujets, se déroule dans une ambiance de travail, calme, sans tensions particulières, mais l’on sent aussi que la future Pac se prépare dès à présent. Les expressions sont nombreuses et le congrès est vraiment un lieu d’expressions et de partage qui permet de se faire une idée plus précise sur certains enjeux. En conclusion, c’est un congrès de recherche de solutions.

Luc Congres 2018Luc Smessaert : Le Congrès de la FNSEA 2018 à Tours, c’est trois jours pour partager ensemble la situation difficile des agriculteurs avec trois enjeux : retrouver un revenu agricole et des prix ; retrouver de la liberté d’entreprendre et cesser ces normes et surtransposition ; et redonner des perspectives et du sens à notre métier. Le Congrès de la FNSEA, c’est trois jours pour construire avec des femmes et des hommes debouts et fiers de leurs métiers. Ce sont trois jours d’échanges et de débats pour mieux comprendre la force, l’engagement, la détermination de notre réseau FDSEA, FRSEA, FNSEA pour un syndicalisme moderne et enagagé.

Et Guillaume Chartier? son interview

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