Et l'argent du beurre ?

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Edito d'Alain Gille, président de la section lait de la FDSEA.

Depuis plusieurs mois, le cours du beurre flambe à des niveaux jamais atteints…. conséquence du développement de nouveaux marchés sur l’Asie, du regain d’intérêt des industriels pour les matières grasses laitières au détriment des huiles végétales. Pourtant, actuellement,
le prix du lait n’est pas plus rémunérateur pour les éleveurs.


Aujourd’hui, le consommateur se trouve devant un rayon de plaquettes de beurre qui ressemble à un gruyère, du fait d’un approvisionnement des grandes surfaces au compte-gouttes. Nous sommes conscients que le lait sert à fabriquer du beurre et de la poudre de lait écrémé dont le marché, avec un stock européen important, peine à augmenter.
Aujourd’hui, certaines laiteries ont la volonté de diminuer la collecte auprès de leurs producteurs ! Quelle est la stratégie des industriels ? Attendre un revirement du consommateur pour les margarines ?


Le beurre, longtemps considéré comme néfaste à la santé, voit de nouveau son blason redorer d’aliment de qualité.
N’est-il pas opportun de profiter de cette nouvelle image positive, et donc de nous inciter à produire en quantité du lait riche en matière grasse et d’accepter de payer le gramme de matière grasse à sa juste valeur ?


Car oui, produire de la matière grasse a un coût mais en revalorisant le prix du lait, il s’agirait d’une stratégie gagnant-gagnant pour la filière et le consommateur !
Allons, messieurs les transformateurs, courage : à force d’écrémer, vous ne pouvez pas toujours garder pour vous seuls le beurre et l’argent du beurre !

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