Un conseil d’administration animé

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Le conseil d’administration de la FDSEA réuni ce lundi a traité de l’actualité syndicale marquée par la fin du premier chantier des Etats généraux de l’alimentation et la pénurie de beurre.

Des sujets d’importance pour cette nouvelle réunion du conseil d’administration : la fin du premier chantier des États généraux de l’alimentation, la pénurie de beurre et des préoccupations plus locales.

Guillaume Chartier, président de la FDSEA, a tenu en premier lieu, lors de ce conseil d’administration, à rappeler les actions syndicales menées depuis la rentrée. «Sur le glyphosate, sur les États généraux de l’alimentation, sur l’attitude de Leclerc, sur les dégâts de gibier, sur les blaireaux, sur les problèmes de circulation du matériel, oui, sur tous ces sujets, au cours du mois, nous avons entendu la FDSEA ; bravo et merci aux secrétaires généraux de la DSEA, Régis Desrumaux et Bernadette Bréhon pour les actions menées et à Thierry Leysens, président de la section faune sauvage, pour l’action sur les blaireaux» a-t-il ainsi indiqué.

Et de rappeler que sans les actions menées par la FDSEA, «nous aurions certainement déjà une interdiction du glyphosate d’ici le 1er janvier 2019», mais que pour autant, «rien n’est gagné, car la France en effet envisage bien de voter contre à Bruxelles».


La ligne présidentielle est donnée
«Le discours du Président de la République à Rungis en clôture du premier chantier des États généraux de l’alimentation fera date» a indiqué Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA. «Que nous soyons d’accord ou pas d’accord avec lui, une ligne directrice est donnée pour le mandat» a-t-il souligné.


Le premier chantier des États généraux a donc été clôturé. «Tous les syndicats se sont satisfaits des conclusions» a rappelé Guillaume Chartier, ironisant sur le fait que, pourtant, «seule la FNSEA y a travaillé et fait en sorte de porter la voix des paysans».


Les administrateurs ont ainsi pris connaissance des propositions faites en conclusion de ce premier chantier : une rénovation complète de la contractualisation avec un contrat proposé par les agriculteurs et non plus les acheteurs ; un renforcement de l’observatoire des prix ; des incitations à l’organisation économique et en particulier aux organisations de producteurs de type commercial (avec transfert de propriété) ; un relèvement du seuil de revente à perte ; des plans de filières qui doivent être proposés d’ici le 10 décembre et seront soutenus par le plan d’investissement de 5 milliards d’euros…


«Globalement, ces propositions vont dans le bon sens» a indiqué Luc Smessaert, «elles sont un début de changement de paradigme d’écrasement des prix, elles valident clairement la marche en avant chère à Xavier Beulin ; mais elles nous invitent aussi à un gros travail d’appropriation et de mise en œuvre maintenant dans toutes nos filières et pas qu’à Paris, localement d’abord» a-t-il insisté.


Au-delà de la question de prix, Emmanuel Macron a également abordé de nombreux autres sujets, dont celui de la Pac, qui a particulièrement surpris avec un objectif exprimé de renationalisation de la politique agricole européenne. Voilà un sujet majeur qui sera à traiter au cours des prochaines semaines et des prochains mois.

Actualités départementales
Sur le plan départemental, les administrateurs ont traité de nombreux sujets. Les présidents des SEA (Syndicats d’exploitants agricoles) ont ainsi chacun exprimé leurs échos du terrain, les préoccupations des agriculteurs dans leurs cantons.


Thierry Leysens, pour le canton de Oise et Halatte, et Thierry Fraiture, pour le canton de Beauvais-Auneuil, se sont interrogés avec vigueur sur l’esprit qui a pu sous-tendre l’envoi, par la coopérative Agora, d’un courrier aux éleveurs sur les délais de paiement de l’alimentation du bétail. Régis Desrumaux, secrétaire général de la FDSEA, a en premier lieu indiqué qu’il s’était exprimé clairement pour regretter le ton de ce courrier qui apparaît stigmatisant pour les éleveurs. Guillaume Chartier a rappelé que la FDSEA avait sollicité un échange avec le président et le directeur d’Agora, entretien constructif dont il a rendu compte rappelant que, pour la FDSEA, il est important que chacun travaille sur son propre cœur de métier et qu’en l’espèce, «il n’appartient pas à une coopérative de faire le métier du banquier».


Par ailleurs, Willy Balderacchi, président de la section ovins, a fait état des échanges menés avec les services de la préfecture. «La FDSEA, face aux difficultés d’abattage de nos animaux dans l’Oise, défend l’idée d’étudier la mise en œuvre d’un abattoir mobile ; l’administration, après avoir rejetée cette option, l’accepte aujourd’hui», c’est donc une perspective qui s’ouvre et un projet syndical qui va être mené dans les mois à venir.

L’avenir du statut du fermage
Aymeric Darras, membre de la section des fermiers et représentant Luc Roland, président de la section en département et au national, a fait part au conseil d’administration des réflexions de la section. Le fermage est en effet un mode de faire-valoir majoritaire dans le département. L’avenir du statut du fermage représente donc un enjeu important. «Le statut du fermage est en danger et va exploser si l’on ne change rien», a indiqué Aymeric Darras, étayant sa démonstration par un chiffre : «12 % des exploitations céréalières sont exploitées en prestation de service intégrale au niveau national».


Pour la section, une réforme du statut du fermage est donc en question pour le rendre plus pertinent, adapté au contexte et plus attrayant aussi pour les propriétaires. «La question est aussi celle du statut de l’agriculteur actif professionnel», indique Aymeric Darras. Ces sujets seront à l’ordre du prochain congrès national de la SNFM avec l’objectif d’une réforme globale et en profondeur du statut du fermage. «Les changements proposés devraient être assez profonds… mais ils sont indispensables !»


Une date à retenir enfin ! Le prochain congrès, la Journée des adhérents, se tiendra le 20 février 2018. «Retenez dès à présent cette date» indique Guillaume Chartier qui souhaite que «le plus grand nombre d’agriculteurs soit présent à cette occasion pour tracer notre projet pour l’agriculture de notre département».


Laurent Mingam


CA 23 Octobre 2017 Tribune

À la tribune : Régis Desrumaux, secrétaire général, Guillaume Chartier, président, Bernadette Bréhon, secrétaire générale, et Laurent Mingam, directeur.

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