Patrice Maillard, capitaine et coach de l’équipe de Breteuil

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Patrice Maillard est président du Syndicat d’exploitants agricoles de Breteuil. Sourire aux lèvres, il nous reçoit chez lui, à Mory-Montcrux.

Patrice Maillard, président du SEA de Breteuil.

Vous êtes président du SEA de Breteuil. Quand et comment ont démarré vos responsabilités syndicales à la FDSEA?
Je suis d’abord devenu délégué communal à la place de mon père il y a déjà 30 ans. A l’époque, il y avait 5 agriculteurs à Mory-Montcrux. Je suis toujours délégué communal, mais j’ai aussi été vice-président cantonal, deux mandats sous la présidence de Marc Mathon, puis après avec Patrice Payen à la tête du canton. C’est actuellement mon deuxième mandat en tant que président et je suis aussi président d’arrondissement depuis cette année.

En quoi consiste votre rôle de président de SEA?
Je suis là pour faire vivre le canton, syndicalement parlant, bien sûr. Pour cela, nous essayons de tenir des réunions régulièrement et de créer ou participer à des évènements locaux. Par exemple, nous faisons toujours un repas après moisson et nous participons à la foire de la  Sainte-Catherine de Breteuil, comme le week-end dernier.
Nouveauté cette année, nous allons participer au Téléthon de Breteuil. Nous allons faire de la soupe grâce aux pommes de terre et légumes que Laurent Cnudde va nous donner et nous vendrons la soupe en faveur du Téléthon. Il va falloir trouver les bonnes volontés pour éplucher les légumes et faire 50 litres de soupe ! C’est en voyant que le SEA de Grandvilliers participe au Téléthon depuis de nombreuses années que j’ai décidé de faire la même chose. Comme c’est une première pour le SEA de Breteuil, j’avoue que certains membres de mon bureau cantonal ont été sceptiques. Ils se demandaient quelle est la légitimité d’un syndicat agricole à participer à une telle action.
Sinon, nous organisons environ quatre réunions par an, généralement après des conseils d’administration de la FDSEA, afin que je puisse informer les membres de mon bureau.
Je profite de votre question pour dire que je suis très satisfait des salariés de la FDSEA. J’apprécie beaucoup le travail fourni par l’équipe d’animation syndicale et les juristes. Les adhérents ne le savent pas toujours, mais il y a des vraies compétences à la fédé et du personnel très à l’écoute. Les adhérents ne doivent pas hésiter à les solliciter.

Quelles sont les problématiques locales du SEA de Breteuil?
Nous avons eu récemment des implantations d’éoliennes et la pose d’une ligne électrique par RTE. Ce sont des problèmes fonciers liés aux passages de réseaux. Mais, en assistant aux réunions et en suivant bien les chantiers, on peut se réjouir que les choses se sont bien passées. Les travaux ont été réalisés très correctement.
Le principal souci que je vois venir, c’est celui du transport de betteraves qui va durer jusque fin janvier en raison de l’allongement de la campagne. Les maires ne vont sans doute pas être ravis des risques de dégradation des chaussées et j’ai peur que certains ne prennent des arrêtés pour limiter le passage des camions.
Autre point à soulever dans le canton : le faible nombre d’installations. Toutes les terres partent à l’agrandissement et force est de constater que le réseau JA est peu représenté dans le canton. Le nombre d’agriculteurs ne cesse de diminuer et c’est inquiétant.
Du coup, quand je vois que les membres du SEA sont globalement de mon âge, je me fais du souci pour le renouvellement. Il y a peu de jeunes et ils sont relativement peu impliqués.

Dans quelles directions voulez-vous travailler au sein de votre équipe cantonale?
L’axe fort à travailler est celui de la communication. D’où notre participation au Téléthon cette année. C’est un bon moyen de donner une image positive des agriculteurs, de la production locale avec notre soupe made in Breteuil et cela permet aussi de remobiliser l’équipe syndicale.
Et puis, en 2018, je souhaite relancer les fermes ouvertes. C’est une belle initiative qui a été abandonnée dans l’Oise pour des problèmes de transport notamment. L’idéal pour 2018 serait qu’une ferme par canton soit ouverte. Pour ce faire, nous avons déjà pris contact avec deux écoles du canton.
Il nous faut maintenant trouver une ferme avec de l’élevage qui ne soit pas trop loin des écoles pour des questions de transport, de sécurité et d’assurance. Il est vraiment indispensable que les enfants aient l’occasion de visiter une exploitation pour comprendre notre métier. Ces enfants sont nos voisins de demain et de futurs consommateurs.

Propos reccueillis par Dominique Lapeyre-Cavé

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