Oise et Halatte: le bio au menu de l'assemblée

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Cette année, l’assemblée générale du SEA Pays d’Oise et d’Halatte a débuté dans la convivialité par un déjeuner, avant de démarrer la réunion à 14 heures.

Après les remerciements et la présentation de l’ordre du jour par le président du SEA, Hervé Kellens, les adhérents se soucient du faible taux de participation. Hervé Kellens précise : «Le découpage géographique du SEA ne facilite pas les choses. Pourtant, le SEA a un très bon taux de cotisation. On prévoit un repas avant moisson, on le fera de l’autre côté de l’Oise pour mobiliser les adhérents de l’ancien canton de Liancourt.»
Hélène Beaudoin, agricultrice à Orsimont et candidate sur la liste du collège 1 pour les élections Chambre d’agriculture, a ensuite présenté le projet et la liste FDSEA60-JA. Elle explique : «Un des défis majeurs de la prochaine mandature est la régionalisation.»
Lors de la pré-AG du SEA, les agriculteurs avaient décidé d’aborder en thème principal l’agriculture biologique, avec la volonté d’échanger suite à une présentation de chiffres concrets.
Les intervenants sollicités n’étant pas disponibles à cette date, Hélène Beaudoin, agricultrice en élevage laitier biologique, a accepté de faire part de son expérience.
«Depuis que nous avons débuté le lait biologique avec mon mari en 1998, la consommation a augmenté de 74 %. La guerre des prix commence mais pour le moment, les prix se maintiennent. Le prix du lait bio est de 468 euros les 1.000 litres en moyenne pour 2018.»
Concernant les grandes cultures, elle précise : «Il y a de la demande en céréales et en légumes. En bio, les cultures doivent être variées, il faut se diversifier. Il faut également penser marge à l’assolement et non marge à la culture car, chaque année, il y a une catastrophe sur une culture.»
Les participants ont réagi face à cette présentation. Jérôme Liénard, agriculteur à Verneuil-en-Halatte, exprime : «Le bio est une niche. En plus, la difficulté est la main-d’œuvre car pour faire du bio, il faut de la main-d’œuvre et en trouver, c’est compliqué.» Thierry Leysens, agriculteur à Beaurepaire, voit le problème autrement : «On peut se poser la question à l’envers : si tous les produits phytosanitaires sont interdits dans 20 ans, quelle sera la différence entre le bio et le conventionnel ?»
L’assemblée générale s’est poursuivie par les sujets d’actualité du SEA : la présentation des comptes du SEA par le trésorier Jean-Philippe Legrand, la vigilance à apporter par rapport à Mageo : «Une entreprise a demandé l’autorisation de travaux aux mairies pour le 1er janvier 2019» rapporte Thierry Leysens.  
Jean-Paul Lhermite réagit : «Il faut y travailler en amont».
Autre sujet : la révision du Scot de la communauté de communes du Pays d’Oise et d’Halatte : «Attention aux bureaux d’études !» prévient Damien Heurtaut, président de l’arrondissement de Senlis ; et bien sûr, les dégâts de gibier par Thierry Leysens, au sujet desquels Jérôme Liénard remarque : «Préparer une estimation, ça prend énormément de temps. Mais préparer correctement les estimations nous fera gagner en crédibilité.»
Les discussions se sont ensuite terminées autour d’un verre.
Lucie Deterpigny

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