"Oui... nous avons du poids"

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Les membres du bureau de la FDSEA 60 se sont réunis ce lundi 2 octobre. Un bureau très syndical avec des actions concrètes à la clé. Guillaume Chartier, président de la FDSEA, a tout d’abord, en introduction de cette réunion de bureau, fait le point sur les actions engagées sur le sujet du glyphosate.

Ordre du jour chargé pour cette réunion de bureau de la FDSEA après les actions glyphosate et avant la manisfestation du 11 octobre, jour de clôture de la première étape des États généraux de l’alimentation.

Il a d’abord «remercié tous ceux qui se sont mobilisés, dans l’Oise, par des tags Stop aux contraintes» ou auprès des parlementaires, et à Paris. Chacun doit bien avoir conscience que c’est clairement grâce à la mobilisation des agriculteurs que les lignes ont bougé. «Oui, lorsque l’on sait se mobiliser, nous avons du poids. Ces actions ont été menées pas seulement sur la question du glyphosate, mais pour l’ensemble des produits de protection des plantes» a-t-il rappelé, relevant que l’objectif d’un certain nombre était bien de vouloir interdire tous les produits pharmaceutiques de protection des plantes, y compris pour les animaux. «Nos actions touchent à des sujets délicats, mais si nous n’agissons pas pour défendre notre métier, qui d’autres le fera ?»

Point de situation sur le glyphosate
Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA, a informé l’ensemble du bureau de la décision prise par l’Union européenne de reporter la décision de renouvellement ou non de l’autorisation de mise sur le marché du glyphosate, qui devait être prise début octobre, au mois de novembre, et «vraisemblablement pour une période de 5 à 7 ans». Il a relevé à cet effet «l’absurdité de la position de la France qui dit qu’elle va voter non, mais cherche une majorité pour que le oui l’emporte en Europe».
Sur le sujet, le bureau a également relevé que les agriculteurs étaient bien les seuls, aujourd’hui, à défendre leurs pratiques. Force est de constater que Bayer reste en effet bien silencieux et tout le monde sait que le groupe est prêt à proposer, en remplacement du glyphosate, le moment venu, des molécules déposées qui pourraient coûter bien plus cher aux agriculteurs.


«Le dossier n’est pas clos et il nous faut rester vigilant sur cette question et l’ensemble des aspects réglementaires qui ont une incidence sur notre compétitivité. Comment peut-on être cohérent, en Europe, lorsque l’on signe l’accord de libre-échange avec le Canada qui autorise 28 matières actives interdites en Europe ?» a également indiqué Luc Smessaert. La FDSEA reste donc attentive au sujet afin qu’une décision cohérente et réaliste soit prise.


Cette question renvoie aux États généraux de l’alimentation dont la première phase se termine le 11 octobre et qui sera suivie par la phase 2 sur les conditions de production. Guillaume Chartier a rappelé que «l’on n’est pas sûr d’obtenir des résultats des États généraux tant que le combat n’a pas été mené, mais nous sommes sûrs de ne rien obtenir si nous ne faisions rien».
C’est donc la ligne de conduite de la FDSEA et du réseau FNSEA : s’impliquer dans les États généraux pour convaincre, pour faire bouger les lignes, sans se faire pour autant de fausses illusions. «Nous n’attendons pas le grand soir mais des avancées qui nous aideront à poursuivre le travail de reconquête de valeur afin d’améliorer les prix payés aux producteurs» a indiqué Bernadette Bréhon, secrétaire générale de la FDSEA.

Action syndicale le 11 octobre
Régis Desrumaux, secrétaire général de la FDSEA, a exprimé ses inquiétudes sur les résultats : «quelle devra être notre position syndicale selon ce qui sera annoncé par le Président de la République ?»


Pour Luc Smessaert, «il est possible que l’on soit un peu déçus, au soir du 11 octobre, à l’issue des annonces du Président de la République, mais il faudra savoir interpréter les choses et se dire qu’il reste encore du travail car les États généraux ne sont qu’une étape». Mais force est de constater qu’à ce jour on sait assez peu de choses si ce n’est à peu près rien de ce qui sortira des États généraux.


Le bureau de la FDSEA dans ce dossier rappelle l’importance que les agriculteurs se mobilisent sur la plateforme de consultation (cf. encart ci-dessous). «Il faut que le réseau apprenne à se mobiliser aussi comme cela, comme pour une manif» a insisté Vincent Vecten. Le bureau a également décidé de participer à l’action syndicale de revendication «Pour des prix justes» organisée à Paris en parallèle du discours du Président de la République. Cette action, le 11 octobre, consistera, dans le cadre de stands de chaque région de France et de chaque filière, à communiquer auprès des Parisiens sur le prix juste permettant de rémunérer les producteurs avec vente de produits agricoles.

Campagne syndicale d’hiver
Le bureau de la FDSEA a également travaillé lors de cette réunion sur les perspectives syndicales d’ici la fin de l’année. Ses membres souhaitent que les assemblées générales des syndicats d’exploitants agricoles (SEA) soient l’occasion d’une contribution, d’une phase d’écoute, dans le cadre d’une démarche «ateliers» qui sera mise en œuvre dans chaque canton et dont la restitution sera faite ensuite au cours d’une journée de l’adhérent qui serait organisée en février ou mars 2018.
«Il nous faut faire le bilan de ce que nous engageons, mais aussi nous projeter, mettre en perspective des projets qu’il nous faut conduire, satisfaire des besoins et des attentes pour redonner sens à notre métier, mais aussi réexpliquer simplement ce que fait chacun» a indiqué Guillaume Chartier.

Laurent Mingam

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