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Organisation interne de cette nouvelle équipe élue pour un mandat de 3 ans, des prix agricoles insuffisants, la nécessaire communication avec le grand public au programme de cette réunion du bureau de la FDSEA.

Les membres du bureau de la FDSEA se sont réunis ce lundi 20 mars à Beauvais, sous la présidence de Guillaume Chartier. La nouvelle équipe est en ordre de marche avec des responsabilités partagées et une participation recherchée dans toutes les instances de décisions.

La ligne de conduite reste la même, pour un travail au service des adhérents et pour la défense de leurs intérêts ; il faut «identifier le plus à l’adhérent» insiste le président Guillaume Chartier.
Et les membres du bureau ont confirmé que les conseils ou services de la FDSEA ne doivent être apportés qu’aux seuls agriculteurs à jour de leur cotisation.

De même que les informations pratiques fournies par les services de la FDSEA pour publication par L’Oise Agricole et qui, désormais, ne seront diffusées qu’auprès des seuls adhérents dans une nouveau document syndical mensuel.

Conjoncture difficile
Le point a été fait sur la conjoncture économique avec le constat des graves difficultés de trésorerie dans les exploitations. La situation financière est très tendue, à cause d’une année 2016 catastrophique en céréales et de la crise de l’élevage qui dure depuis plus de deux ans.
«Il faudra plusieurs années pour nous remettre d’une baisse de notre chiffre d’affaires de moitié» disait Luc Roland, qui estime les réponses des banques non adaptées quand elles proposent des financements à court terme: il faudrait des solutions à moyen terme. Et il remarque que, pour les PME des autres secteurs d’activités, ce ne sont pas les biens personnels des chefs d’entreprises qui servent de garantie bancaire: pourquoi un régime dérogatoire pour les agriculteurs, quitte à réduire la part de financement par les prêts ?


Chez les éleveurs, la crise persiste surtout à cause d’une hausse obtenue des prix du lait, mais qui a été limitée et semble plafonner, alors que les cours des produits industriels augmentent. Les arrêts de production ont été nombreux et Thierry Fraiture dénonçait de nouveau des prix anormalement bas, alors que des charges sont à supporter «tous les jours» par les éleveurs ; et il constate très souvent des offres promotionnelles par la grande distribution sur les produits laitiers.


La défense collective des producteurs doit donc être renforcée en motivant et en mobilisant davantage tous les agriculteurs. «La réponse ne peut venir que par les prix», ajoutait Thierry Fraiture qui, malgré son engagement syndical unanimement reconnu, ne voudrait pas être jugé par certains responsable des difficultés trop durables et de la détresse des éleveurs.

Une première victoire sur les prairies
Pourtant, la défense collective montre son efficacité, comme l’a démontré l’annonce faite par le ministre de l’Agriculture sur le ratio prairies, qui descend de 6,62% à 4,1%.


En passant sous la barre des 5%, il n’y a plus obligation de resemis de surfaces d’anciennes prairies qui ont été labourées au cours des dernières années et c’est désormais le régime de l’autorisation préalable qui s’appliquera pour tout agriculteur qui veut réduire sa surface de prairies permanentes.

Pascal Foucault rappelait l’action syndicale «exemplaire» menée au niveau régional pour aboutir à ce résultat, qui doit être confirmé officiellement. La réglementation précise sur la gestion des prairies reste à préciser et il faudrait que le ratio, par rapport à la même année de référence, descende en-dessous de 2,5%: une solution collective est à trouver.

Communication
D’autres sujets ont été évoqués lors de cette réunion de bureau, dont les différentes opérations de communication gérées par la FDSEA ou auxquelles elle est associée : Un dimanche à la ferme,  les fermes ouvertes à partir du 15 mai, ou les fêtes des moissons, ou encore les Musardines: faut-il toutes les maintenir?


Elles montrent leur efficacité en termes de communication avec le public, mais ne sont pas toutes à poursuivre cette année vu le calendrier compliqué du printemps. Le bureau s’est positionné en particulier pour que l’opération Un dimanche à la ferme se fasse en même temps que les fermes ouvertes.


Les présidents des SEA seront appelés à se réunir pour travailler et échanger sur les expériences d’actions de terrain. Ouvrir les exploitations au public, montrer les pratiques des agriculteurs est une nécessité, d’autant qu’il faut chercher à capitaliser sur la démarche bien engagée du «manger français».


Dans ce domaine de la communication, la FDSEA veut aider les Jeunes Agriculteurs pour que Les Terres de Jim soit une manifestation parfaitement réussie. Elle doit rassembler environ 100.000 personnes près de Compiègne, les 8, 9 et 10 septembre prochains. Thierry Bourbier est chargé pour la FDSEA d’assurer la coordination des actions avec les JA.


Et Luc Smessaert évoquait l’opération «campagnes propres» organisée cette année pour la première fois par le Conseil régional, mais pour laquelle les chasseurs et les pêcheurs sont mis en avant. Alors que ce sont plus souvent les agriculteurs qui sont amenés à enlever ce qui a été jeté en bordures de parcelles le long des routes. Il propose de chercher à participer à cette organisation dans les années à venir.


Et sur la chasse, Thierry Bourbier et Bernadette Bréhon ont dénoncé la position de la Fédération de la chasse qui refuse les battues pour chasser les sangliers de la plaine, malgré les dégâts constatés en cultures ou dans les pâtures.

Bernard Leduc

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