«La ferme France aux mille visages fait la richesse et la force de notre pays»

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Luc Smessaert, agriculteur dans l’Oise et vice-président à la FNSEA, pense que l’année 2018 sera forte au niveau de la communication en faveur de l’agriculture.

Luc Smessaert, agriculteur à Roy-Boissy et vice-président de la FNSEA.

Pouvez-vous présenter votre parcours?
Je suis agriculteur dans l’Oise, à Roy-Boissy. J’ai eu un bac général afin de devenir un professeur de sport et finalement, je suis retourné faire un BTS agricole en Seine-Maritime et un CS informatique à Lille à l’Insa. J’ai travaillé durant un an à l’AGPM. Par la suite, j’ai eu l’opportunité de m’installer sur une ferme dont l’agriculteur préparait sa retraite. Du coup, cette ferme complète l’exploitation familiale dans laquelle je suis en Gaec avec mon frère, Laurent.
La ferme est une exploitation polyculture-élevage avec des vaches laitières et un troupeau de vaches allaitantes car on a beaucoup d’herbe à valoriser. On fait de la betterave, du blé, du lin, de l’orge du colza, de la luzerne, du maïs ensilage. On est très diversifié pour une meilleure gestion des risques : par exemple, lorsque le lait chute, les grandes cultures permettent d’équilibrer l’activité.

Peux-tu présenter ta vie syndicale?
Je me suis installé le 1er avril 1993. Un ami, portant le nom de Didier Verbeke, m’a demandé d’adhérer à notre canton Jeune agriculteur. Dès lors, je me suis retrouvé président du canton de Crèvecœur-le-Grand et de Marseille vu qu’à l’époque, il s’agissait d’un CCJA de deux cantons.
C’est comme ça que je me suis investi dans les JA, plutôt sur la partie festive et convivialité, ce qui nous a amenés à réaliser des actions syndicales. De 2001 à 2003, je suis devenu président des JA du département. Je me suis retrouvé très vite impliqué avec la FDSEA60 sur des sujets de communication, ce qui a fait que j’ai pris la présidence de la FDSEA de l’Oise en 2006 pendant six ans. En 2010, je me suis retrouvé administrateur à la FNSEA et j’ai été directement élu au bureau de cette entité.
Cela fait déjà deux mandats que je suis en charge de la communication et je suis également vice-président de la commission fiscale et sociale et aussi de la commission gestion des risques. Aujourd’hui, cela me donne beaucoup d’engagement et, à côté de ça, il y a quatre ans, j’ai accepté la présidence de Farre (Forum des agriculteurs responsables respectueux de l’environnement). Je suis également responsable de la plateforme Agridemain.

Comment arrives-tu, avec tous ces engagements, à t’occuper de ton exploitation?
Tout cela repose sur trois équilibres. Le premier, c’est la famille. Il faut avoir un bon équilibre familial afin d’avoir du soutien mais aussi lorsque je parle de famille, il s’agit de mon frère Laurent. Le fait qu’il accepte que je puisse avoir des responsabilités hors de l’exploitation, même dans les moments importants. La deuxième repose sur la vie syndicale et le troisième sur tous les autres engagements. Au fil du temps, il y a un équilibre qui s’installe. Cela demande beaucoup d’organisation et de gestion du temps, même si j’adore être sur ma ferme afin de représenter au mieux les agriculteurs du département, mais aussi de la région Hauts-de-France.

Sur quoi la FNSEA va-t-elle communiquer durant cette année 2018?
La communication prend une part importante. On est présent sur beaucoup de dossiers à la FNSEA, mais il y a un besoin aujourd’hui de montrer tout le travail à faire entre les implications sur un dossier et puis sur son aboutissements, sur le fait que l’on gagne ou que l’on évite une mauvaise décision pour les agriculteurs.
Outre la communication syndicale, il faut une communication grand public puisque la société devient de plus en plus urbaine. Donc il faut lui montrer tous les efforts qui ont été réalisés depuis une décennie dans l’agriculture sur le bien-être animal, l’utilisation des produits phytosanitaires, la création d’emplois et aussi le travail avec la nature.
L’agriculture, sur beaucoup de territoires, permet de garder une bonne dynamique en terme d’économie, de biodiversité et de dynamique sociale. Par exemple, la communication se décline via Agridemain afin que les agriculteurs puissent communiquer eux-mêmes sur leur métier. Mais on peut retrouver aussi la fête agricole des voisins, appelée la fête des moissons. Nous ouvrirons le 28 mai la semaine des fermes ouvertes, et cette année, l’opération s’articulera autour du thème de l’alimentation. Il s’agit de proposer aux élèves de CM1 et de CM2, accompagnés de leur instituteur, une première découverte de la vie de la ferme, du monde rural et du métier d’agriculteur.
Une autre opération : les Musardines qui fonctionne très bien. Il s’agit ici de voir des spectacles ouverts à tous dans la ferme du voisin, mais aussi de partager un repas avec les voisins.
Dernièrement, l’ouverture d’AgriLab à Beauvais est la représentation de l’ancienne ferme du futur. Grâce à ce centre, axé sur l’innovation et le numérique, on pourra trouver une véritable synergie entre tous les acteurs liés à l’agriculture.
Cette année, dans l’Oise, on a la chance d’accueillir le Tour de France. Pour cet événement, on prépare des visuels afin de montrer que l’agriculture est riche. Cet évènement est regardé partout dans le monde car l’enjeu sportif est important, mais c’est aussi de montrer la beauté de notre territoire et cela passe par l’agriculture.

Propos reccueillis par Dorian Alinaghi

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